OUSMANE IBRAHIMA DIA, PRÉSIDENT DU CORED
« Un organe de presse ne doit pas transiger avec les principes fondamentaux du journalisme »

Le président du Conseil pour le respect de l’éthique et de la déontologie dans les médias (CORED), Ousmane Ibrahima Dia, appelle les organes de presse à rester fidèles aux principes fondamentaux du journalisme. Il s’exprimait, ce mercredi, lors de l’installation des membres du Tribunal des pairs.
Le paysage médiatique connaît de profondes mutations. L’irruption de technologies de plus en plus sophistiquées bouleverse les pratiques professionnelles, tandis que la révolution numérique et la multiplication des canaux de diffusion accélèrent la circulation des idées et des faits, mais aussi celle des contre-vérités. Dans ce contexte, la désinformation gagne progressivement du terrain. Face à cette évolution, le président du Conseil pour le respect de l’éthique et de la déontologie dans les médias (CORED), Ousmane Ibrahima Dia, invite les professionnels de l’information à ne pas perdre de vue les fondamentaux de leur métier. « Un organe de presse est libre d’opter pour telle ou telle ligne éditoriale. Mais il ne doit jamais transiger avec les principes fondamentaux du journalisme : le respect des faits, le pluralisme des opinions et pour assurer l’équilibre dans le traitement de l’information », a-t-il rappelé ce mercredi lors de l’installation des membres du Tribunal des Pairs (TP) à la maison de la presse Babacar Touré. Suscitant aussi bien l’admiration que la réprobation, la profession journalistique fait l’objet de jugements parfois contradictoires. Mais, de l’avis de M. Dia, les médias façonnent les opinions, préparent le citoyen à opérer les bons choix et exercent une fonction de veille. Pour Ousmane Ibrahima Dia, une meilleure appropriation des règles d’éthique et de déontologie par les professionnels de l’information constitue également un enjeu majeur pour l’avenir du secteur. Il estime que cette démarche peut contribuer à prévenir une intervention accrue des pouvoirs publics dans la régulation des médias. D’où, selon lui, la nécessité de renforcer le CORED, tout en disposant d’un régulateur fort et averti, capable de faire face aux défis du secteur. « Nous attendons avec impatience le Conseil national de régulation des médias et du numérique (CNRM) car les défis sont immenses », a-t-il souligné.




